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ALLAITEMENT MATERNEL ET SOUTIEN AUX COMPÉTENCES PARENTALES AUTOUR DE L'ALIMENTATION DU NOUVEAU-NÉ

SESSION 2

SESSION 2 DE CETTE FORMATION HORS DPC

Plage horaire Description
9H00 - 17H30

Programme

CONTEXTE DE LA FORMATION :

Accueillir un nouveau-né aujourd’hui est pour les familles une expérience certes passionnante, mais d’une grande nouveauté, et constitue, en fait, un véritable challenge.

L’allaitement maternel est le premier défi. Une enquête récente (Razurel 2015), a montré que, pour de nombreuses mères, pratiquer l’allaitement maternel était une source d’anxiété. En cause, plusieurs facteurs : le manque de connaissances et de compétences des professionnels, et leurs difficultés, à soutenir l’estime de la jeune mère à prendre soin de son bébé ; l’entourage de la mère, mal informé prodiguant des conseils parfois contraires à ceux des professionnels ; le manque de soutien émotionnel face aux difficultés de l’allaitement.

Ceci peut contribuer à expliquer les derniers chiffres recueillis. L’enquête Nationale Périnatale –ENP - 2016 a montré que la pratique de l’allaitement maternel exclusif était en large régression, après une amélioration certaine au cours des années 2000. En effet, le taux d’allaitement exclusif à la sortie de la maternité est passé de 60 % à 52% entre 2010 et  2016.  La Direction de la Recherche, des Etudes et de l’Evaluation et des Statistiques – DREES - a établit qu’en 2013, seuls 40%  des nourrissons âgés de 11 semaines recevaient encore au moins en partie du lait maternel,  30% de ceux âgés de 4 mois et 18% seulement des bébés de 6 mois.

L’allaitement maternel présente pourtant des bénéfices bien documentés et connus pour la santé du bébé et celle de sa mère, à court et à très long terme.

La Haute Autorité de Santé a émis à partir de 2002, une série de recommandations de bonnes pratiques autour de l’allaitement maternel (HAS 2002, 2005, 2006), ainsi que des recommandations sur la préparation à la naissance et à la parentalité (2005) et les sorties précoces après accouchement (2014), complémentaires à l’accompagnement des familles.

Dernièrement, le Haut Conseil de la Santé Publique vient, au travers du dernier Programme National Nutrition Santé, le  PNNS 2017-2021, d’émettre des recommandations pour la promotion et le soutien à l’allaitement maternel, dans lesquelles les professionnels de santé sont appelés à utiliser la formation professionnelle continue pour renforcer leurs compétences et à appliquer les recommandations proposées par l’OMS dans le cadrer de l’Initiative pour un Hôpital Ami des Bébés – IHAB, depuis 1991.

 Le deuxième défi est de décrypter le comportement de leur bébé de façon à lui répondre de façon sensible et adaptée. L’arrivée au domicile,  le changement de rythme nécessaire pour faire face aux besoins du nouveau-né, la survenue de pleurs intenses, surtout en fin de journée, parfois inconsolables, le manque d’expérience et de soutien de la part de l’entourage et des conseils inapplicables ou inadaptées, peuvent nuire à la confiance des parents en leur capacité à prendre soin de leur bébé et les amener à avoir des conduites inappropriées voire dangereuses.

Parmi elles, plusieurs sont responsables du décès ou de pathologies traumatiques de bébéssouvent irréversibles. L’Association Nationale des Centres de Références sur le Mort Inopinée (ANCReMIN) note en 2017 que 100 à 150 décès d’enfants pourraient être évités avec une prévention appropriée concernant les conditions de couchage, alors qu’une polémique récente a conduit l’HAS à constituer un groupe de travail pour émettre des recommandations nationales sur le thème, dont l’issue est prévue en 2018. De son coté la Caisse Primaire d’Assurance Maladie note, sur son site ameli.fr, que plusieurs centaines de cas de bébés secoués sont à déplorer chaque année, dont les conditions de survenue sont le plus souvent un adulte « exaspéré par les pleurs du bébé ».

Aucun chiffre national n’est répertorié concernant les causes de consultations aux urgences pédiatriques mais les acteurs s’accordent pour dire que de nombreuses consultations sont motivées par des parents inquiets des pleurs de leur nouveau-né, ce qui conduit parfois à une prescription de médicaments (anti-acides, anti-reflux) dont la pertinence n’a pas été évaluée. Certains parents témoignent parfois utiliser d’eux-mêmes des sirops contre la toux (neuroleptiques) pour aider leur bébé à dormir.

De façon moins grave et plus répandue, les parents inquiets du comportement de leur bébé qu’ils ne comprennent pas, vont l’attribuer à son alimentation, introduire des biberons de lait artificiel, ou enrichir le biberon avec de la farine, pensant l’aider à se calmer ou à « faire sa nuit »,. D’autres mettront en place des rituels d’endormissement, connus pour engendrer à terme des troubles du sommeil au cours de la 2ème année.

Ces conduites nuisent de façon générale au développement de l’enfant, en créant des dépendances, sans répondre aux besoins réels affectifs et développementaux des bébés. Elles portent également atteinte au sentiment parental de compétence.

OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES :

Au terme de cette formation, le stagiaire doit être en mesure de :

  • Envisager une organisation des soins / attitudes professionnelles facilitant l’émergence des compétences parentales à prendre soin de leur bébé au cours du séjour en maternité, en néonatologie, lors de l’arrivée au domicile et ensuite : écoute, observation, empowerment
  • Observer conjointement avec les parents les comportements de leur bébé et favoriser leur sensibilité à leur nouveau-né 
  •  Observer conjointement avec les parents les différents états d’éveils, de sommeils du nouveau-né  et les informer des bénéfices à respecter le sommeil du nouveau-né et les dernières recommandations concernant le couchage de leur bébé
  •  Informer les parents sur la survenue possible des pleurs du soir en regard de la mise en place du rythme jour/nuit en vue de prévenir les conduites à risques : syndrome du bébé secoué, conduites alimentaires inadéquates, prévention des troubles du sommeil.
  • Observer le nouveau-né de façon à décrypter son langage corporel, adapter les soins en fonction de ses capacités et des ses compétences et accompagner ses parents dans les soins à leur tout petit
  • Mettre en place une organisation des soins pour les nouveau-nés, notamment les plus vulnérables, en maternité, unité kangourou et/ou en néonatologie pour faciliter leur adaptation à la vie extra-utérine et soutenir leur meilleur développement possible. Accompagner ses parents dans la pratique du soin peau à peau et du soin kangourou
  •  Soutenir les compétences du nouveau-né à terme et/ou prématuré à téter au sein et résoudre les difficultés de succion couramment rencontrées. Utiliser des outils adaptés pour les nouveau-nés prématurés.
  • Informer et accompagner les mères qui souhaitent pratiquer l’allaitement maternel avec leur bébé à terme et/ou prématuré, en s’appuyant sur les pratiques recommandées, nationales et internationales.
  • Evaluer les différentes composantes cliniques d’un allaitement maternel afin de remédier aux difficultés rencontrées par les mères et leur bébé, de façon pertinente et non intrusive
  • Accompagner les familles qui souhaitent nourrir leur bébé avec des préparations pour nourrissons afin de les aider à respecter les besoins, la santé et les compétences de leur bébé, dès la naissance.

Informations complémentaires

SESSION 2 DE CETTE FORMATION HORS DPC

Prix

  • 630 euros € : 4 jours de formation (repas inclus)

Dates

17/12/2018 - 9h00 - 17h30

59 avenue de Fès, 34080 MONTPELLIER - 

18/12/2018 - 9h00 - 17h30

59 avenue de Fès, 34080 MONTPELLIER - 

17/01/2019 - 9h00 - 17h30

59 avenue de Fès, 34080 MONTPELLIER - 

18/01/2019 - 9h00 - 17h30

59 avenue de Fès, 34080 MONTPELLIER - 

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